Fédération des Organisations des Producteurs Agricole du Congo au Nord-Kivu

La grande saison agricole de septembre 2019 préparée à merveille avec PASA-NK

jeudi 5 septembre 2019 par Jean Baptiste Musabyimana

Le Programme d’appui au secteur agricole du Nord-Kivu (PASA-NK) est un projet du Gouvernement de la RDC, cofinancé par le FIDA et l’OFID pour une durée de 9 ans, dont deux ans perdus à la suite de la suspension du portefeuille FIDA en RDC. Il a été lancé à Kinshasa et à Goma, le 29 novembre et le 06 décembre 2018. Le PASA-NK vise l’amélioration de la productivité et la rentabilité de quatre filières agricoles, à savoir maïs, riz, pomme de terre et café, en faveur de 28.400 ménages des petits producteurs dans les territoires de Masisi, Rutshuru, Nyiragongo,Beni et Lubero.
Ce, en vue de s’imprégner de la bonne préparation de la campagne agricole de septembre 2019 pour les filières maïs, pomme de terre, riz et café, ayant comme chef de file COOCENKI, SYDIP , LOFEPACO et RIKOLTO qu’une mission conjointe UCP-PASANK,IPAPEL et SENASEM vient d’être effectuée dans cinq territoires du projet d’appui au secteur agricole du Nord-Kivu. Dans ce projet,la FOPAC NK s’occupe de l’appui institutionnel et de la communication en faveur de ces OP chefs de file.

C’est sous la conduite du coordonnateur national du PASANK, M. Bruno Kazadi, qu’une mission conjointe était effectuée au mois d’août dernier dans les territoires de Rutshuru, Nyiragongo et Masisi, avant de poursuivre la sensibilisation à Lubero et à Beni. Selon M. Bruno Kazadi, la mission conjointe UCP-PASANK, IPAPEL et SENASEM veut se rendre compte de l’état de préparation de la saison agricole de septembre 2019 par les agriculteurs impliqués dans le Projet d’appui au secteur Agricole du Nord Kivu. « La mission avait également pour objectif de motiver les organisations paysannes dont chacune est chef de file d’une filière agricole spécifique, à accélérer les préparatifs de la saison agricole de septembre 2019… il fallait également améliorer la perception des autorités locales sur le mode opératoire du projet mais aussi et surtout se rassurer de la qualité de semences commandées par les organisations paysannes qui s’occupent chacune d’une filière spécifique » a fait savoir monsieur Bruno Kazadi, s’exprimant devant la presse lors de sa descente en territoire de Rutshuru. Se regrouper en organisations pour plus d’appuis
Lors de la mission de supervision le 21 août dernier, la délégation s’est tout d’abord rendue à Karavegeti dans le groupement de Kisigari pour visiter les activités des petits producteurs réunis en coopérative ou organisation paysanne qui travaillent dans la filière maïs sous le lead de COOCENKI. La mission s’est ensuite rendue dans les plantations voisines de Karavegeti et de Rubare pour visiter le bassin de production du café sous le lead de RIKOLTO avec des organisations de base et entrepreneurs privés qui s’occupent déjà d’une pépinière d’environs cinq milles plantules du café arabica entretenue par l’entrepreneur Josué Magagi de l’établissement Baraka. Poursuivant la mission, la délégation s’est rendue au bureau de la chefferie de Bwisha où le secrétaire administratif, visiblement content d’accueillir la délégation PASANK, rappelle que dans son entité, la filière café semblait déjà abandon- née par les agriculteurs depuis longtemps mais présentement, il s’estime heureux de voir cette culture revitalisée. M. Anicet Sanvura reste convaincu que beaucoup d’agriculteurs seront soulagés en recevant l’appui technique et matériel, mais aussi l’encadrement dans l’organisation du marché du café à travers ce projet PASANK. « La seule chose que je recommande aux agriculteurs de mon entité, c’est de tenir fort et de se regrouper en organisations paysannes pour recevoir beaucoup plus d’appuis, j’en profite aussi pour dire que même le pays a besoin du secteur agricole renforcé  », indique M. Anicet Sanvura, secrétaire administratif de la chefferie de Bwisha en territoire de Rutshuru. De son côté, le superviseur de l’établissement Baraka, intervenant également dans la production et la vente des produits agricoles et industriels, notamment la production des semences et farine de maïs ainsi que du business en café arabica dans le Rutshuru, dit accueillir à bras ouvert le projet PASANK. M. Ernest Bizimana, gérant de l’entreprise, rappelle que depuis bien avant, l’établissement Baraka a connu beaucoup de défis notamment liés à l’amélioration de la production et la rentabilité sur le marché. Cependant, il montre qu’avec ce nouveau programme d’appui au secteur agricole, il y a déjà une lueur d’espoir
Des intrants agricoles à subventionner aux agriculteurs
Toujours dans le cadre de ladite campagne agricole ayant commencée dans le territoire de Rutshuru, la délégation PASANK a visité, le 22 août der- nier, de petits producteurs de maïs dans les secteurs de Nyongera, Kinyandonyi et Kahunga. A Nyongera, les producteurs de maïs regroupés au sein de la COAK (Coopérative Agricole de Kiwanja) emblavent 14 hectares pour la saison de septembre. Alors qu’à Kinyandonyi, c’est l’association UVDS (unité des volontaires pour le développe- ment social) regroupant une bonne centaine d’agriculteurs, a réservé un accueil chaleureux aux visiteurs et son coordonnateur Stemba Kabije en a profité pour sensibiliser et rassurer ses coéquipiers que le projet PASANK leur sortira de la misère dans laquelle ils croupissent. En effet, selon les explications de l’inspecteur provincial IPAPEL/Nord-Kivu, M. Gilbert Ndabagera, il y’aura dans le cadre de ce projet, la subvention des intrants agricoles. Ce qui signifie que le programme PASANK aidera les paysans à obtenir les intrants agricoles même avec leurs maigres moyens. Ici, Mme Masika Marie-Jeanne, membre de l’association paysanne UVDS (Unité des Volontaires pour le Développement Social), dit être satisfaite des explications données par rapport aux objectifs du projet PASA-NK et elle a hâte de voir tout se matérialiser comme pré- vue« Selon les explications, ce projet va nous aider si nous sommes unis…nous aurons de la nourriture et de l’argent grâce à l’appui technique des experts parce que nous pourrons commercialiser ou transformer par nous-même les produits agricoles » a-t-elle dit. Quant à la demande des crédits bancaires par les petits paysans, M. Bruno Kazadi, coordonnateur national du projet, a demandé aux paysans d’avoir la culture d’épargne en travaillant de commun accord avec des coopératives d’épargne et de crédit au niveau local ainsi que des banques. « Nous voulons que les paysans aient la nourriture mais aussi l’argent, voilà pourquoi le projet PASANK a également entamé des processus même dans le secteur privé pour la passation des marchés pour les semences améliorées et engrais organiques », affirme-t-il lors de son allocution devant les agriculteurs.
Les producteurs agricoles exhortés d’améliorer leurs techniques agricoles
Poursuivant les sensibilisations en territoires de Nyiragongo et de Masisi, le coordonnateur national du PASANK a exhorté aux producteurs agricoles d’améliorer davantage leurs techniques agricoles, par exemple en cultivant sur des lignes droites, mais aussi penser à l’approche colline. Car, estime-t-il que c’est la seule voie d’approcher tous les agriculteurs et de résoudre ensemble les problèmes liés à leur filière au sein d’un même bassin de production. M. Maneno, producteur de la pomme de terre de Masisi et président du Conseil d’administration de la Coopérative Agricole de Masisi (COAMA), accompagné par SYDIP dans ce projet, a remercié le projet PASANK, à travers son coordonnateur national, d’avoir pensé à la professionnalisation de la chaîne de valeur agricole de la pomme de terre à Masisi. « Ici la pomme de terre est rentable plus que l’élevage malgré que Masisi soit une zone pastorale. A l’hectare, le producteur peut produire 15 tonnes pour une saison de 4 mois et vendre son sac à 40$, alors que la rentabilité pour la vache est de 7$ le mois par hectare. C’est pourquoi, les concessionnaires d’ici à Kirolirwe, un village de Masisi, ont facilement compris que nous devons associer la culture de la pomme de terre à l’élevage de vache afin d’obtenir plus de rentabilité », a défendu M. Maneno. Le projet PASANK prévoit des activités de sensibilisation des agriculteurs familiaux et chefs terriens pour l’accessibilité à la terre.
PASANK veut booster le café et le riz de Beni
Cette même campagne agricole par la mission conjointe UCP-PASANK,IPAPEL et SENASEM s’est également dirigé dans la partie Nord de la province sous la conduite du Dr Ndabagera Gilbert,Inspecteur Provincial de l’Agriculture,Pêche et Elevage au Nord Kivu. Ce sont les bassins de production de la pomme de terre, du riz ainsi que du café successivement ciblés pour le territoire de Lubero à Kipese, Masereka,CAPSA Luhotu,Bikara et pour Beni à Kasindi-Mihhende -Kyanzaba -Mabalako-Cantine-Isale.
Après diverses réunions de sensibilisation avec les producteurs agricoles de ces cinq territoires de la province du Nord-Kivu, des entretiens avec les autorités locales et coutumières et des visites des bassins de production, la délégation conduite par le coordonnateur national du PASANK s’est réjouit de l’engagement des OP chefs de fil et leurs bénéficiaires de l’engagement pour la mise en oeuvre du projet PASANK.


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