Fédération des Organisations des Producteurs Agricole du Congo au Nord-Kivu

Booster l’agri-urbaine : Madame Marie-Jeanne, est une entrepreneure agro-pastorale

jeudi 20 juillet 2017 par Jean Baptiste Musabyimana

Bien qu’il soit en général moins intéressant pour les citadins d’investir en agro-pastoral, Marie Jeanne, elle s’est lancé le défi. Basé à Goma, elle a dernièrement reçu la visite de représentants des associations de la FOPAC Nord Kivu pour un voyage d’étude sur la professionnalisation de l’agro-pastorale. Marie-jeanne, la soixantaine, s’est lancé dès 2007 dans l’agro-pastoral urbain au quartier Lac vert non loin de la concession de l’Université de Goma à Mugunga. Mariée au Professeur ordinaire Kisangani Endanda, lui-même fonctionnaire à l’Université de Goma, elle s’adonne à l’agriculture urbaine en attendant les bons jours.

Situé tout près du lac vert de Mugunga à une quinzaine de kilomètre de Goma, la ferme-plantation de madame Marie-jeanne a accueillie les représentants de coopératives membres de la FOPAC Nord-Kivu. C’était pendant la journée de jeudi 01 juin 2017. Ces organisations paysannes partageant toutes un même projet, VIS, sont allés s’imprégner de la situation sur terrain, notamment la mise en pratique des théories acquises lors de différentes formations sur l’entreprenariat agro-pastoral.
Cette firme de deux ares est impressionnante. Elle héberge en même temps de porcs, chèvres, poules et lapins. Quand on tourne le dos, c’est la partie potagère qu’on aperçoit. « Animaux et plantes, chaque spéculation est utile à l’autre. Ici dans mon clapier d’une centaine de têtes, j’ai essayé de canaliser des urines qui vont tout droit dans une citerne où elles sont collectionnées pour utilité comme engrais organique dans mes jardins potagers. Ce qui fait que je puisse produire plus de choux chine, des aubergines, de chaux ordinaires, de tomates… » Explique la gestionnaire de l’entreprise, ajoutant réjouit, «  Mes produits sont d’ailleurs bio ».
Le clapier est construit sous deux appartements. On y rencontre la partie maternité et une autre pour les jeunes lapins. Mais, les visiteurs constatent que cette partie d’accouchement devrait avoir ensuite trois chambrettes dont la mangeoire, le dortoir puis la partie maternité au fond de la chambrette. Les lapins de Madame Marie Jeanne se nourrissent des concentrées pendant la journée accompagnées bien sûr d’une quantité d’eau alors que le soir doivent prendre des fourrages. Après 10 ans, ses lapins sont passés de 20 à une centaine. Cette croissance ne surprend pas du tout madame Marie Jeanne qui croit que si les lapins sont bien traités avec une alimentation saine, le nombre peut facilement augmenter de dix fois l’an. Ce que, elle croit avoir perdu son élevage.
A coté du clapier, les visiteurs peuvent apercevoir également une porcherie de 44 tètes dont huit adultes et trente six porcelets. La croissance de ces animaux ne pas aussi évolutive comme il se doit suite à la peste porcine qui souvent menace la ferme. Des chèvres et poules sont aussi dans cette ferme familiale que Madame Marie Jeanne entretien à Mugunga.

Apprendre à se prendre en charge
Essentiellement, les représentants de dix coopératives de la FOPAC Nord Kivu ont acquise une leçon. L’auto-prise en charge : «  Si j’ai pensé créer une ferme ici à Mugunga, c’est suite à un constat amer que j’observe dans ce quartier de Mugunga où la majorité des habitants vivent de l’attentisme. Je les sensibilise au travers mes activités ici qu’ils puissent également faire de la sorte. » Dit-elle.
Cette journée d’échanges entre paysans et entrepreneur a été une occasion pendant laquelle ces représentants des coopératives et associations paysannes ont apporté leurs connaissances sur l’élevage de lapins, de porcs, de poules et de chèvres. Sa ferme est capable de produire du biogaz mais aucune notion acquise sur cette nouvelle technologie de l’énergie familiale. Tel est un autre constat plutôt heureux fait par le représentant de la Ligue pour la Solidarité Congolaise ayant déjà implanté à Goma cette source énergétique à base du reste des animaux domestiques. Et du coup, c’est un marché qui sera conclut entre les coopératives dont il s’agit ici et Madame l’entrepreneure à travers un éventuel achat de laperons par l’ACODES et aussi de choux de chines pour ceux qui en ont eu besoin.
Madame Marie Jeanne a émis le vœu d’adhérer à l’idéologie d’une de coopérative paysanne membres de la FOPAC-NK car, selon lui, « l’union fait la forme et on apprend mieux qu’ensemble avec les autres. »


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